Fuites urinaires | Incontinence urinaire féminine

L’intervention est réalisée en ambulatoire sous anesthésie locale ou loco-régionale. Elle dure 15 minutes. Les douleurs sont minimes par la suite.

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire féminine ? Est-ce fréquent ?

Définie comme la perte involontaire d’urine, l’incontinence urinaire est souvent considérée par les femmes comme un sujet tabou et beaucoup évitent d’en parler à leur médecin ou à leurs proches.

La fréquence de l’incontinence urinaire féminine augmente avec l’âge et touche :

12% des femmes de 20 à 29 ans
25 % des femmes de 60 à 69 ans
32% des femmes de plus de 80 ans

Y a-t-il plusieurs sortes d’incontinences urinaires féminines ?

Oui, il faut distinguer :

L’incontinence urinaire à l’effort. Il s’agit de la forme d’incontinence urinaire la plus fréquente chez les femmes (50% des incontinences féminines). Les fuites surviennent au moment d’un effort physique comme un accès de toux, un éternuement ou un éclat de rire. Les fuites sont dues à un relâchement des muscles et ligaments du périnée.
L’incontinence urinaire par impériosités ou urgences. Cette incontinence représente 25 % des incontinences féminines, mais elle peut toucher l’enfant et l’homme âgé. Elle est aussi appelée « vessie hyperactive ». La vessie est hypersensible à l’étirement et aux signaux nerveux et elle se met à contracter de manière intempestive lors de divers stimulus comme le simple fait de changer de position, de marcher, de penser à uriner ou encore d’entendre de l’eau couler. Les personnes atteintes ont donc souvent envie d’uriner et n’ont parfois pas le temps d’arriver aux toilettes ce qui provoque les fuites.
L’incontinence urinaire mixte. C’est l’association de l’’incontinence à l’’effort et de l’incontinence par urgences. Elle représente 25 % des incontinences urinaires féminines.

Quels sont les traitements ?

L‘incontinence par impériosités est traitée par médicaments en 1ère intention. Le but du traitement est de calmer les contractions intempestives de la vessie afin de réduire la fréquence mais également le volume des fuites urinaires de jour comme de nuit. En cas d’échec du traitement médical, l’incontinence par urgences peut être traitée par neuromodulation sacrée. Il s’agit d’une technique qui consiste à implanter une petite électrode au niveau du bas du dos relié à un petit appareil portatif qui va permettre de réguler le signal électrique commandant la contraction de la vessie.

L’incontinence à l’effort est traitée en 1ère intention par la rééducation du périnée puis en cas de résultat insatisfaisant par la chirurgie.

En quoi consiste la chirurgie de l’incontinence ?

De nombreuses techniques existent mais les bandelettes sous urétrales, qui existent depuis 1996, ont révolutionné la prise en charge de l’incontinence urinaire à l’effort. Ces bandelettes ont connu plusieurs évolutions qui ont donné lieu à différentes appellations : TVT, TOT, Mini bandelettes.

Dans l’incontinence urinaire à l’effort, c’est l’absence de soutien sous l’urètre (petit canal par lequel l’urine sort de la vessie lors de la miction) durant un effort qui entraîne une fuite d’urines. L’opération consiste à placer sous l’urètre une bandelette synthétique qui va reconstituer un hamac solide. En cas d’effort, l’urètre s’écrase sur la bandelette et se ferme, empêchant ainsi les fuites d’urines. Pour bien comprendre le mécanisme anti fuite de la bandelette, il faut imaginer un tuyau d’arrosage ouvert et disposé sur l’herbe. Si on appuie dessus avec le pied pour arrêter l’eau de couler le tuyau s’enfonce dans l’herbe et l’eau continue de couler. Si on dispose le tuyau sur un plan solide comme du béton et que l’on appuie dessus avec le pied alors le tuyau s’écrase et l’eau s’arrête de couler.

Comment se passe cette intervention ?

L’intervention est réalisée en ambulatoire sous anesthésie locale ou loco-régionale. Elle dure 15 minutes. Les douleurs sont minimes par la suite. Dans les heures qui suivent l’intervention, on demande à la patiente de bien boire puis d’uriner. On mesure alors par un sondage évacuateur le résidu dans la vessie. Celui-ci doit être faible ce qui signifie que la patiente vide bien sa vessie et que la bandelette n’est pas trop serrée. La patiente peut ensuite regagner son domicile.

La bandelette met en général 1 mois pour s’intégrer aux tissus et assurer un rôle de soutien efficace. Pendant cette période de cicatrisation, il est indispensable que la patiente se repose, évite tout effort important comme le port de charges lourdes car sinon la bandelette risquerait de se détendre et le résultat final ne serait plus assuré.

Quel est le taux de succès de l’intervention ?

Il est de 90% à 1 an. Ce résultat reste stable dans le temps avec un taux de guérison de 85% à 10 ans.

Avant l’opération doit-on passer des examens complémentaires ?

Un bilan urodynamique et une analyse d’urines sont réalisés en vue de l’opération.

En quoi consiste le bilan urodynamique ?

Il s’agit d’un examen simple et indolore qui permet de mieux comprendre comment fonctionnent la vessie et les muscles qui contrôlent la miction (l’action d’uriner). Il sera ainsi possible d’affiner l’analyse des troubles et de mieux adapter le traitement. L’examen est réalisé au cabinet du Docteur Velemir.

Fuites urinaires | Incontinence urinaire féminine

Parce que chaque patiente est unique, avec son parcours propre et son vécu différent, le Docteur Velemir propose une approche personnalisée.