Comme partout dans le corps humain, des kystes peuvent se développer sur les ovaires. La très grande majorité des kystes ovariens sont bénins. Suivants les cas, ils peuvent soit être surveillés soit être retirés.

Types de kystes ovariens

On distingue deux grandes familles de kystes ovariens. Les kystes hormonaux encore appelés « fonctionnels » et les non hormonaux encore appelés « organiques ».

kystes aux ovairesLes kystes fonctionnels

Les kystes fonctionnels viennent en général chez des patientes n’ayant pas de contraception hormonale. Sous l’effet des hormones naturelles de la patiente, une petite poche d’eau de quelques cm se crée au sein de l’ovaire. Cela passe parfois complètement inaperçu et se voit lors d’une échographie. Cela peut aussi donner lieu à divers troubles comme douleurs du bas ventre, irrégularité menstruelle, douleur lors d’un rapport sexuel. Ces kystes partent en général tous seuls après 2 à 3 cycles. Parfois, la mise sous pilule 2 à 3 mois pour faire se reposer les ovaires s’avère utile.

Les kystes organiques

Ce sont des kystes qui par définition ne partiront pas tous seuls. Très souvent bénin, ils sont le plus souvent retirés chirurgicalement par coelioscopie. Suivant leur nature, on distingue les kystes demoïdes, les cystadénomes, et les endométriomes.

Les examens complémentaires

Les kystes de l’ovaires sont en général diagnostiqués par l’échographie. L’IRM et une prise de sang sont parfois utiles pour préciser leur structure, leur emplacement et leur taille. Toutefois, seule leur analyse après ablation permettra de connaître avec certitude leur vraie nature.

L’ablation des kystes par coelioscopie

La kystectomie ovarienne est le nom donné à l’ablation chirurgicale d’un kyste de l’ovaire. Dans le cas où la femme est en âge de procréer, et si le kyste est bénin, seul le kyste est retiré de manière à conserver la fertilité. Si la femme est ménopausée, une ablation totale de l’ovaire ainsi que de la trompe de Fallope est le plus souvent réalisée afin d’éviter une récidive du kyste.

L’ablation chirurgicale d’un kyste de l’ovaire est une intervention chirurgicale est pratiquée sous anesthésie générale par un chirurgien gynécologue. Cette opération peut se réaliser de 2 façons. Soit, par cœlioscopie soit exceptionnellement par laparotomie. La coelioscopie est la technique de référence pour les kystes d’allure bénigne. Le kyste est retiré par des micro incisions de quelques millimètres au niveau du bas ventre sous contrôle d’une caméra passée par le nombril. La laparotomie consiste à ouvrir le ventre de manière classique et s’utilise surtout pour les kystes dur et volumineux ou bien dans le cas des cancers de l’ovaire.

Suites opératoires

L’opération de l’ablation chirurgicale d’un kyste de l’ovaire dure moins d’une heure est le plus souvent réalisée en ambulatoire. Parfois, une nuit de surveillance à l’hôpital peut s’avérer utile. Lors de sa sortie, un arrêt de travail est proposé pour une durée qui varie de 1 à 2 semaines.

Un traitement antalgique simple est prescrit et un rendez-vous de consultation post opératoire est fixé, environ 3 semaines après l’opération.

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